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Casting pour New York

Episode 14

En route pour l’aéroport et le départ

Castille terminait sa valise en discutant avec Polo et Nadège. Cette dernière soirée tous les trois leur avait fait du bien. Castille était exténuée mais elle se sentait apaisée. Elle aurait tout le loisir de dormir dans l’avion.

Ils descendirent prendre le petit déjeuner chez Gloria et Augusto. Gloria avait prétexté que c’était plus pratique mais c’était aussi pour profiter de sa petite protégée jusqu’au dernier moment. Elle comptait aussi garder contact avec Nadège et Polo.

« Tu as tout ce qu’il te faut ?

– Oui. Je vous laisse mes clefs au cas où, et il y a des choses dans le réfrigérateur si vous voulez jeter un œil et les prendre.

– Je passerai voir.

– Surtout si Augusto souhaite poser un Azulejos, qu’il n’hésite pas ! »

Gloria gloussa en mettant une main devant sa bouche pour faire comprendre à Castille que son mari n’était pas au courant de sa confidence.

On toqua à la porte.

« Robert ! Bienvenue. Vous voulez un café ?

– Bonjour. Non merci, c’est gentil. C’est juste que je voulais voir le rideau un dernière fois avant de partir ! Ma taxi est en parallèle. Il nous attend Castille.

– J’arrive Robert. »

Gloria sortit un mouchoir en prévision et serra très fort Castille. Elle lui donna quelques recommandations d’usage que Castille connaissait déjà, juste pour faire durer l’instant. Nadège et Polo rassurèrent la gardienne en lui expliquant le fonctionnement de WhatsApp. Elle pourrait parler à la jeune femme régulièrement, mais en faisant attention au décalage horaire.

Castille, à la fois excitée et émue, prit chacun dans ses bras et leur glissa un mot à l’oreille.

Robert aussi embrassa tout le monde et lança une invitation générale et perpétuelle pour ses nouveaux amis.

« Je suis contente de partir directement avec vous.

– On se dit vous ou tu Castille ?

– Avec toi. On se dit tu, c’est vrai tu m’as demandé si on pouvait se titiller !

– Ah c’est pas bien de se moquer ! Je aime beaucoup tes amis. J’ai passé des super soirées. Tu te rends compte il y a un semaine on ne se connaissait ni de l’Eve ni de l’Adam !

– C’est vrai ! On dit plutôt ni d’Eve, ni d’Adam, mais bravo pour l’emploi de l’expression.

– Merci. Il faudra que tu m’apprennes vraiment comme ça je peux faire comme si j’étais français.

– Si tu veux mais c’est vraiment charmant tes expressions.

– Je crois que de tous les manières il y en a tellement que ça prendra du temps. Et tu sais mon dernière idée ?

– Tu vas piloter l’avion ?

– Non faut pas exagérer. Mais en fait je crois que je vais apprendre à patiner aussi, comme ça je fais un chose avec ma fille et ça la rendra happy j’espère.

– Bonne idée ! J’ai pris des protèges lames pour ta fille, j’ai choisi rose ! Tu crois que ça lui plaira ?

– Tu as pris un cadeau alors que tu l’as jamais vu ?

– Une petite attention, oui.

– Je suis touché. Hum, c’est gentil. Je espère qu’elle sera touchée aussi.

– Tu sais Robert, je ne m’inquiète pas. Ça va aller avec Brenda.

– Pourvu que oui. Je t’ai prévenu elle a un sacré caractère, comme sa mère.

– Oui mais avec un père comme toi elle ne doit pas avoir un mauvais fond. »

Robert sourit d’un air mélancolique en fixant le vide. Leur taxi arriva à l’aéroport et les déposa directement devant le salon VIP.

« On voyage en VIP ?!

– Oui c’est long le vol.

– Ouaaaah ! Mais je n’ai jamais voyagé en VIP.

– Il y a un début à tout Castille. Tu vas t’adapter. Tu verras c’est très facile ! »

Robert fit un clin d’œil à la jeune femme qui n’en croyait pas les siens. Elle avait l’impression de faire quelque chose d’extraordinaire. Ils furent accueillis comme des stars, il ne manquait que le tapis rouge.

En montant à bord de l’avion, Castille découvrit les places avec option couchette. Une fois de plus, sa réaction fit sourire Robert. Il aimait bien cette fille qui s’émerveillait de tout. Ça apporterait une fraîcheur bienvenue à son quotidien et il espérait bien que sa fille allait en être transformée. Il mettait beaucoup d’espoir dans cet énième caprice.

« Robert. On se prend en photo pour envoyer à Gloria, Nadège et Polo ?

– Avec plaisir. »

Castille et Robert prirent la pose. Après deux selfies, Robert sollicita une hôtesse pour faire de meilleures photos.

Le commandant de bord fit son annonce. La durée du vol, les turbulences, etc. Les hôtesses distribuèrent les menus. Castille n’en croyait pas ses yeux.

« Vous avez demandé à l’Arpège de concocter les menus ?

– Bonne idée Castille ! Prochain fois qu’on va à Paris, je ferai la suggestion à Alain Passart.

– Ben voyons !

– Il faut toujours oser Castille. Viser la Lune et atterrir dans les étoiles si tu n’as pas pris assez d’élan. C’est pas la bonne quote mais t’as compris ce que je veux dire. Bon on va attendre de s’envoyer en l’air pour commander du Champagne.

– Champagne is always a good idea !

– Tu as tout compris Castille. Je suis heureux de t’emmener chez moi. Ça va pétiller comme des bulles de Champagne. »

Castille jeta un dernier coup d’œil à son téléphone avant de l’éteindre. Elle avait reçu une photo de Gloria, Augusto, Nadège et Polo en train de lui faire des cœurs avec leurs mains pour lui souhaiter bon voyage. D’un côté ou de l’autre de l’Atlantique, elle était confiante et savait qu’elle serait heureuse.

L’avion avançait lentement pour se mettre en place sur la piste. Le commandant mis les gaz et prit son élan. L’avion décolla. Castille rêvait toute éveillée…

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