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Casting pour New York

Episode 7

Castille récapitule et prend un autre rendez-vous avec Robert.

Castille et Nadège passèrent un moment chez Angelina. Elles se régalèrent et Castille résuma la situation à son amie.

« Tu devrais tenter. Un mois ça va. Et puis Robert a l’air plutôt sympa et normal. »

Nadège prononça ce dernier mot en faisant des guillemets avec les doigts. Castille sourit.

« Oui il a l’air on ne peut plus normal. Il travaille dans la mode, je te l’ai dit. Je ne sais pas chez qui exactement mais ça à l’air d’être le grand luxe en tout cas.

– Ah oui en effet. Pour avoir une patinoire perso, une piscine et un haras, il faut gagner un peu plus que le smic. »

Les deux amies se séparèrent devant la pâtisserie. Robert n’était pas parti comme un voleur, il avait pris soin de régler la note et d’offrir une boîte de macarons à Castille.

En rentrant elle alla directement frapper chez Gloria. Elle lui offrit les macarons et lui raconta son entretien dans le détail.

« Vous savez Gloria. Je crois que c’est une bonne idée d’essayer. Et puis je vais rencontrer Robert encore une fois avant qu’il parte, donc je vais pouvoir lui poser d’autres questions.

– Oui c’est bien. Quelqu’un qui aime les pâtisseries c’est bon signe. L’inverse aurait été inquiétant.

– Bien d’accord avec vous. Dites Gloria. Je ne sais pas quand je pars, mais avant je vous inviterai chez Angelina, ça devrait vous plaîre.

– Oh c’est gentil mais ne vas pas dépenser l’argent que tu n’as pas encore gagné. »

Gloria était une économe dans l’âme. Elle répétait sans cesse à ses petits enfants de faire attention à leur argent.

« Gloria ça me fait plaisir, tout simplement. Et puis vous savez comme moi : On n’a qu’une vie !

– Oh que oui ! Tu as raison. Il faut que j’arrête de paniquer comme ça ! »

Castille prit congé et monta chez elle.

Elle envoya un message à Robert pour le remercier et lui dire qu’à priori elle était partante. Elle ne connaissait pas le salaire mais elle ne doutait pas de la générosité de cet homme. Afin de se donner rendez-vous, elle lui avait laissé son numéro de portable.

Puis, elle envoya un sms à Polo :

Coucou c’est moi. J’espère que tout va bien et que tu n’as pas trop de travail. J’ai peut-être une opportunité pour un boulot mais ce n’est pas à Paris. On peut se voir quand ?

Bisous

Polo était « l’amoureux » de Castille. Elle l’avait rencontré en prenant des cours d’histoire de l’art au Louvre. Une personne sympathique et cultivée. Castille ne s’ennuyait jamais avec lui. Ils avaient sympathisé et même un peu plus. Cela avait été rapide, un peu trop rapide au goût de Castille. Comme elle ne voyait pas Polo tous les jours elle s’était faite à cette situation sans se prendre la tête. Polo habitait chez ses parents, en banlieue éloignée. Ils se voyaient les jours de cours. Il restait parfois dormir chez Castille et ils aimaient aller au cinéma ou au restaurant.

Polo ne tarda pas à répondre.

Coucou mon chou. Oui ça va. On peut se voir vendredi soir si tu veux. Moi ce sera avec plaisir. Tu me raconteras. Et puis on pourrait aller au cinéma et dîner japonais.

Bisous

Bon elle savait qu’elle verrait Polo vendredi et se disait que c’était très bien ainsi.

Déjà prête à partir elle ouvrit son dressing pour commencer à mettre de côté les affaires qu’elle emporterait à New York.

Son téléphone sonna.

« Castille, bonsoir

– Bonsoir Robert. Comment allez-vous ? Et ce rendez-vous avec les Invalides ?

– Comme avec vous je suis parti “comme un larbin” ! »

Robert ne manquait pas d’humour

« Dites Castille. On peut se voir avant mon départ. J’ai mis sur écrit le contrat. Vous regarde et après tu me dis. On peut dîner demain soir, si t’es free.

– Oui pas de souci, avec plaisir.

– J’ai un chose à te demander.

– Oui ! »

Castille se demandait ce que Robert voulait lui demander, sa voix avait légèrement changé.

« Tu vas me prendre pour un dragueur mais c’est pas ça du tout. Dis moi tout de suite si c’est déplacé de demander. Mais tu sais, Nadège elle est trop belle. Un peu un mannequin avec le corps qui a des formes comme Marilyn Monroe. Je suis pas intéressé pour mon lit t’inquiète pas mais tu vois elle pourrait être modèle pour des collections de femmes qui ont des corps de vraies femmes. Tu vois. Excuse si je te choque. Mais si Nadège peut venir je serais content. En “tout bien tout bonheur” comme vous dites.

– Comme c’est joli “tout bien tout bonheur”. Je peux lui proposer et si elle est partante, je vous dis.

– Ok, c’est gentil. Tu sais en travaillant dans la mode on me prend pour un gay ou pour une pervers. Alors que non. Tu connais le restaurant L’Arpège, je peux réserver là. Tu m’appelles quand tu sais pour Nadège et j’appelle là-bas.

– Avec plaisir Robert. J’appelle Nadège et je vous tiens au courant dès que je sais.

– Ok, merci. À très vite. »

L’Arpège, le restaurant d’Alain Passard. Trois étoiles au compteur. Gloria lui avait parlé de ce restaurant après avoir vu un documentaire. Elle lui avait dit : « Tu sais, une fois dans ma vie, je veux bien payer les carottes râpées 30 euros. Tu verrais comme il parle ce monsieur, je suis sûre qu’il fait écouter de la musique à ses légumes. »

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